Livre blanc – Travail et compétences : nos propositions

22 septembre 2016

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Réduire le coût du travail manufacturier.

 

 

 

Proposition 1 : Poursuivre l’allègement des charges pesant sur les salaires en visant à terme un alignement du taux de ces prélèvements sur la moyenne européenne.

Modalités :

  • Convertir le CICE en baisse de cotisations sociales.
  • Prévoir un dispositif complémentaire ciblé sur l’allègement des salaires supérieurs à 2.5 SMIC, favorisant la compétitivité, l’emploi qualifié et la montée en gamme de l’offre industrielle française.

 

Dynamiser le marché de l’emploi en instaurant de nouvelles flexibilités.

Proposition 2 : Par un dialogue social modernisé, élargir les actuels Accords de Maintien dans l’Emploi vers des « Accords de compétitivité offensifs », permettant à toute entreprise qui le souhaite de négocier en son sein, à la fois l’organisation du travail, le niveau salarial, et l’emploi, via des accords majoritaires s’imposant aux contrats de travail.

 

Proposition 3 : Adapter la formation professionnelle initiale et continue aux besoins de l’Industrie de demain, et accroître l’efficacité du dispositif actuel en clarifiant les responsabilités respectives de ses acteurs :

  • Entreprises, pour former leurs salariés.
  • Etat au plan national et territorial, pour former les demandeurs d’emplois.
  • Branches, pour former les jeunes en alternance, et réduire le décrochage scolaire qui produit en France 130.000 jeunes par an sans qualification, sans diplôme et sans emploi.

Modalités :

  • Accroître l’attractivité et la valorisation des métiers de l’industrie, source d’emplois qualifiés dans les territoires, en approfondissant la réforme de la formation professionnelle, notamment en confortant l’alternance et en particulier l’apprentissage, dispositifs efficaces pour l’insertion des jeunes à tous les niveaux de compétences (de l’opérateur à l’ingénieur).
  • Placer les entreprises au coeur du dispositif, en liaison plus étroite avec l’Education nationale, au plan national et régional, pour l’évaluation des besoins par les branches, la définition des formations et le contenu des diplômes, la modernisation de la dénomination des métiers, et avec les Régions, pour établir la carte des formations.
  • Rapprocher Entreprises et Education nationale : faire progresser l’apprentissage, agir sur l’orientation des jeunes, viser un objectif de doublement du nombre d’apprentis.
  • Mieux accompagner les jeunes apprentis dans leur parcours scolaire, professionnel et personnel (filières de préapprentissage, tutorat, conditions de vie matérielle notamment redéploiement des allocations transports/hébergement/restauration…).
  • Rationaliser la gouvernance et le financement du système d’apprentissage pour favoriser l’engagement des entreprises : simplification des procédures administratives, liberté d’affectation de la taxe d’apprentissage pour mieux cibler les besoins (suppression de la fraction régionale…), extension de la prime à l’apprentissage aux entreprises de plus de 10 salariés, regroupement des aides à l’embauche d’apprentis.

 

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