L’industrie du futur : progrès technique, progrès social ? Regards franco-allemands

17 octobre 2017

Cette note constitue la synthèse d’une série de séminaires franco-allemands réunissant industriels, représentants des pouvoirs publics et des syndicats, universitaires et experts, organisés conjointement par la Fondation Jean Jaurès, la Fondation Friedrich-Ebert et La Fabrique de l’industrie.

 

Industrie 4.0 en Allemagne, industrie du futur en France… La numérisation affecte les entreprises dans tous les pays industrialisés. Avec des nuances cependant. L’ambition de l’Allemagne est de conserver son leadership industriel, en particulier dans les biens d’équipement, face à une concurrence mondiale intense ; l’industrie française, quant à elle, connaît encore des difficultés dans plusieurs secteurs et doit tirer parti des nouvelles technologies pour monter en gamme.

Malgré leurs différences, les deux pays partagent des interrogations sur les conséquences sociales de ces évolutions. Quels en seront les effets sur l’emploi et sur l’organisation du travail ? Comment s’assurer que l’innovation technique nourrisse une innovation sociale, porteuse de progrès pour tous ? Ces questions justifiaient une réflexion commune entre Français et Allemands, quand précisément les disparités régionales constituent une fragilité pour l’Europe. C’est ce que nous avons fait en 2016 et 2017 à travers un cycle de rencontres organisé par la Fondation Jean Jaurès, la Fondation Friedrich-Ebert et La Fabrique de l’industrie, avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, et la participation du magazine Alternatives économiques.

Ce cycle a été constitué de trois temps : une rencontre franco-allemande qui s’est tenue le 23 juin 2016 ; une table ronde française réunissant un représentant de l’État, un représentant syndical et un représentant patronal, le 8 décembre 2016 ; et, le 20 avril 2017, un atelier franco-allemand rassemblant des représentants des entreprises et des territoires, sous la présidence de Christophe Sirugue, qui était alors secrétaire d’État à l’Industrie, au numérique et à l’innovation dans le gouvernement français, et Günther Horzetzky, secrétaire d’État auprès du ministère de l’Économie, de l’énergie, de l’industrie, des PME et de l’artisanat du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Le matériau très riche, issu de ces rencontres, fait ici l’objet d’une synthèse. La diversité des points de vue réunis est une source d’inspiration pour les politiques à venir. Celles-ci ne sont pas l’apanage de l’État et des acteurs publics. Les parties prenantes de la société, les entreprises, les chercheurs et les citoyens, doivent aussi participer à la construction d’une vision commune, pour que le passage au numérique soit une chance de progrès pour la société tout entière. Le dialogue ouvert et la capacité à travailler en commun ne sont-ils pas au cœur de l’industrie du futur ?

 

 

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