« Il nous faut une énergie politique à la Thatcher », explique Philippe Darmayan

22 septembre 2016

logo_usine_nouvelleC’est le moment où jamais de se faire entendre ! La défense du made in France reste un sujet sensible en période de campagne électorale. En atteste le tollé politique soulevé par l’annonce de l’arrêt de la production sur le site Alstom de Belfort. Le Groupe des fédérations industrielles (GFI) a fait parvenir aux candidats ses seize propositions pour redresser la compétitivité de l’industrie française. Son président, ­Philippe Darmayan, nous détaille ce projet.

Philippe Darmayan est persuadé, la désindustrialisation est réversible. Mais le chemin reste encore long. Malgré le redémarrage de l’activité, les usines françaises produisent toujours moins, en volume, qu’en 2008. Pour renverser la vapeur, la baisse des prélèvements obligatoires doit être ciblée sur l’industrie, « seule capable d’aller chercher la croissance à l’export, alors que la réduction des dépenses publiques aura un effet récessif », estime Philippe Darmayan. Les industriels réclament un choc fiscal de 90 milliards d’euros au total, pour revenir au niveau des prélèvements en Allemagne. Les autres propositions ne sont pas toutes novatrices. Il est vrai que ces dernières années, plusieurs outils de politique industrielle ont été déployés. Il s’agit de les pérenniser.

L’Usine Nouvelle- Vous lancez 16 propositions pour l’industrie. Qu’attendez-vous des candidats à la présidence de la République ?

Philippe Darmayan- Il y a en ce moment une opportunité unique de faire à nouveau de l’industrie en France, grâce au numérique et aux technologies vertes. La production industrielle a redémarré cette année. Le prochain quinquennat doit être celui du consensus autour de l’industrie et doit construire une approche collective. Il ne peut pas y avoir d’un côté l’Etat qui fait et de l’autre les industriels qui regardent et qui râlent.

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