« Nous devons favoriser le partage d’expérience entre les industriels », tribune de Philippe Darmayan

29 juin 2016

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Intégrée dans la Nouvelle France Industrielle (le projet gouvernemental de réindustrialisation de notre pays), l’Alliance Industrie du Futur travaille sur deux axes essentiels : d’abord, renforcer l’attractivité du territoire avec le déploiement d’un programme d’audits stratégiques mené avec les régions pour s’assurer que les PME montent bien dans le train de la révolution numérique ; ensuite, développer les technologies nouvelles sur lesquelles l’industrie française peut s’appuyer pour se moderniser.

Fabrication additive, contrôle non destructif, procédés économes en consommation de matières, etc., il s’agit d’unir les forces des industriels spécialisés dans ces technologies pour leur permettre d’être armés face à la concurrence internationale. Le point de rencontre entre les deux axes se situe dans les laboratoires qui se déploient, notamment avec le CEA, pour tester l’utilisation du digital dans les entreprises.

L’Alliance a également lancé des projets transversaux, à commencer par celui de la normalisation et de la standardisation. L’enjeu est important puisqu’il s’agit de promouvoir des standards les plus ouverts possibles pour élargir les marchés. Avec nos partenaires allemands, nous avons engagé un travail de normalisation au niveau européen, appelé à s’étendre à l’international. Autre projet transversal important : l’impact des nouvelles technologies sur le travail.

Filière par filière, métier par métier, il faut aller sur le terrain pour comprendre les évolutions du travail et anticiper les compétences qui seront nécessaires dans l’Usine du Futur. En un an, l’Alliance a déjà lancé de nombreux chantiers. Il faut aller plus loin, notamment avec les entreprises qui se sont lancées dans la démarche. Objectif : enrichir leur projet et les évolutions prévisibles des principales filières afin de mesurer les impacts du digital sur la supply chain, la mise sur le marché des produits, la formation, etc.

Nous devons favoriser le partage d’expériences entre les industriels, leur permettre d’avancer ensemble, notamment pour développer les services associés qui donnent toute la valeur au produit. L’industrie de demain se structure autour des services, y compris dans le B to B avec, par exemple, les notions de réapprovisionnement automatique ou l’intégration des fournisseurs dans le process. Il existe de nombreux moyens d’améliorer la compétitivité et le fonds de roulement des entreprises.

Depuis un an, l’enthousiasme qui a présidé à la création de l’Alliance ne faiblit pas. Tout en espérant que nous serons rejoints prochainement par les syndicats de salariés, je me réjouis de constater la belle imbrication entre une politique d’État et l’engagement des industriels qui préside au renforcement de l’industrie dans notre pays.

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